Patate chaude
L’affaire Habré constitue pour les hommes politiques de notre pays une «patate chaude». Jamais dans l’histoire de notre jeune démocratie, un pays Européen ne nous avait demandé d’extrader un réfugié fut-il politique ? L’affaire Habré est devenue gênante pour les hautes autorités. Le juge de la chambre d’accusation diffère le verdict. Serait-il sous pression des politiques ? Nous donnons notre langue au chat. Mais une chose est sûre, le Sénégal voudrait siéger au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Avec cette affaire, les organismes internationaux promettent de vilipender le Sénégal au cas où Habré ne serait pas extradé : une sorte d’épée de Damoclès pour faire fléchir les autorités. Réussiront-ils ? Rendez-vous dans les prochains jours.
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 Mort d’un Ivoirien
Quatre militaires français inculpés, dont un colonel
(AFP) – Quatre soldats français, dont un colonel, ont été inculpés mercredi par la juge d’instruction du tribunal aux armées de Paris (Tap) dans l’enquête sur la mort en mai 2005 de l’Ivoirien Firmin Mahé qui avait été arrêté par l’armée française en Côte d’Ivoire. Recherché pour de multiples meurtres et viols, Firmin Mahé avait été légèrement blessé à la jambe le 13 mai 2005 par des soldats français, puis avait été « tué par étouffement par des militaires français dans un véhicule blindé » un peu plus tard dans la journée, selon le rapport d’enquête. L’adjudant-chef qui a reconnu être l’un des auteurs de l’homicide ainsi qu’un militaire du rang, qui se trouvait à l’arrière du véhicule, ont été inculpés par la juge d’instruction du Tap Brigitte Raynaud pour « homicide volontaire », avant d’être placés en détention provisoire. Le colonel Burgaud, chef de corps du 13e bataillon de chasseurs alpins et un quatrième militaire, le chauffeur du véhicule sont poursuivis pour « complicité d’homicide volontaire » et ont été laissés libres. Après ces premières mises en causes judiciaires, l’enquête pourrait s’orienter prochainement vers le général de corps d’armée Henri Poncet qui commandait la Force Licorne au moment des faits, ont indiqué plusieurs sources proches du dossier.
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A la fin de sa garde à vue, le colonel aurait évoqué un ordre « venu de plus haut » dans la chaîne de commandement, a indiqué l’une de ces sources. Les déclarations de l’adjudant-chef qui affirme avoir agi « sur instruction », désignent le colonel comme étant à l’origine de l’ordre de tuer Firmin Mahé, ce que l’officier conteste. Or, les enquêteurs ont pu démontrer que l’officier était en liaison téléphonique avec son sous-officier pendant tout le déroulement de l’opération. « Il y a eu un crime parce qu’il y a eu un ordre (reçu de la hiérarchie, ndlr) », a simplement déclaré Me Eric Morain, l’avocat du chauffeur du blindé. Pour sa part, Me Jean Balan l’avocat du soldat qui se trouvait à l’arrière du véhicule a indiqué: « je constate que les exécutants sont en prison alors que les commanditaires sont laissés libres ». « Ce n’est pas une attaque contre le colonel Burgaud qui a pris ses responsabilités et n’a pas laissé tomber ses hommes », a-t-il précisé. Selon une source proche du dossier, l’adjudant-chef était assis à l’avant du véhicule à la place du passager et aurait passé la tête de Firmin Mahé dans un sac en plastique, en se tournant vers lui, alors que le véhicule roulait. Le sous-officier a « exécuté les ordres reçus », selon un rapport de police cité par la même source. La juge Raynaud est en charge depuis le 17 octobre d’une information judiciaire contre X pour « homicide volontaire ». A la suite de la révélation de cette affaire le 17 octobre, le colonel Burgaud avait été suspendu. Le général de corps d’armée Henri Poncet, qui commandait à l’époque la force Licorne en Côte d’Ivoire, ainsi que l’adjudant-chef mis en garde à vue, avaient également été suspendus.
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Au moment de sa suspension, le général Poncet commandait à Bordeaux (sud-ouest) l’une des quatre régions militaires françaises. La France maintient 4.000 soldats en Côte d’Ivoire dans la force Licorne, aux côtés de plus de 7.000 casques bleus engagés dans l’Opération des Nations unies dans ce pays (Onuci) pour empêcher une reprise des violences dans cette nation coupée en deux depuis septembre 2002 par une rébellion armée.