Embauché par la Sagam, le prévenu a été détaché à la Diprom. Dans la première quinzaine du mois de novembre, alors qu’il assurait la sécurité de ladite entreprise, il est entré dans le bureau du comptable où il a subtilisé 6 chèques déjà signés. Il parvient à encaisser quelques uns d’entre eux. Avec l’argent retiré, il réfectionne sa chambre et s’achète aussi divers objets. Arrêté, il a été condamné à 4 mois de prison ferme.
Maniang Sall âgé de 32 ans, est un agent de la société de gardiennage, Sagam. Affectée à la société Diprom, Maniang Sall fut choisi pour assurer la surveillance des bureaux. Mais le 15 octobre dernier, il s’introduit dans le bureau du comptable et met la main sur six chèques signés. Il commence alors à les encaisser jusqu’à hauteur de 2.500.000 francs. Avec cet argent il s’achète un scooter tout neuf à 300.000 francs, un ordinateur portable, et fait rénover sa chambre. Il offre aussi une importante somme d’argent à son épouse. Un changement de comportement et de standing qui avait intrigué celle-ci et qui l’interpelle sur la provenance de l’argent. Maniang lui répond que c’est parce qu’il est tombé sur un coup, qui lui a permis de gagner beaucoup d’argent. Mais, sa femme, prudente, garde par devers elle, l’argent.
Le directeur de ladite société, victime de vol, dépose une plainte à la gendarmerie contre X. L’enquête a permis de mettre la main sur le gardien. Lors de l’interrogatoire préliminaire le vigile passe aux aveux, précisant qu’il a encaissé 5.000.000 francs. Les gendarmes parviennent alors à récupérer le scooter, l’ordinateur portable, un chèque non encaissé, ainsi que d’autres matériels dans sa chambre. Son épouse qui avait gardé le montant qu’il lui avait offert, a aussi rendu la somme. Déféré au parquet le 22 novembre dernier, Maniang Sall a comparu à la barre de la chambre des flagrants délits le 30 du même mois. Interrogé, le prévenu n’est pas passé par quatre chemins, Maniang est passé illico aux aveux. Après la saisie des matériels et de l’argent gardé par son épouse, la société Diprom a arrêté les poursuites. Mais, tel ne fut pas le cas de la société Sagam, qui a maintenu la plainte contre le prévenu pour le délit de faux et usage de faux en écriture privée de banque. A ce titre le conseil de ladite société a plaidé la culpabilité du prévenu, avant de réclamer la somme 2.500.000 francs de dommages et intérêts. Le représentant du ministère public, revenu dans le détail sur les faits reprochés au prévenu, a précisé que le gardien a commis un délit grave, « en tant que gardien qui assure la sécurité de la société. Le vol de chèques reste inadmissible ». Le procureur a souligné au passage l’honnêteté de l’épouse du prévenu. Celle-ci n’avait pas du tout touché à l’argent dont elle ignorait l’origine. Compte tenu des dispositions de la loi, le procureur a requis 6 mois ferme. Les conseils assurant sa défense, ont rappelé sa durée dans la boîte. « Six ans qu’il travaille sans faute », ont martelé ses avocats, précisant également que la société Diprom, victime du vol, a désisté depuis le 11 novembre, et que la constitution de Sagam n’est pas recevable. Ils ont ensuite demandé l’application bienveillante de la loi. Le jugement, mis en délibéré le 2 décembre, a été vidé, et le tribunal l’a condamné à 4 mois ferme et à payer à Sagam la somme de 3.000.000 francs.
Lassana Sidibé.
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